Kevredigezh « E daoulagad Léa »

Notre histoire parle du harcèlement scolaire aboutissant à l'agression malheureuse de ma fille trop jeune à dix ans et demi pour subir la violence des autres.Nous avons, notre petite famille, subi un préjudice énorme notamment sa petite soeur âgée de six ans. C'est elle,aussi petite qu'elle soit, qui m'a alerté de la gravité de l'agression de sa grande soeur a 11h30 (prévenue par les copines de Léa)soit une heure et quart après son agression.

 

PREFACE:                                                     
"Dans les yeux de Léa", nous pouvons lire le traumatisme subit. Léa connait aujourd'hui ce que signifie la violence et le harcèlement à l'école. Notre histoire semble banale mais quand on la vit et que notre fille est victime de violences c'est loin d'être une banalité. Car toute la famille est touchée et en subit les conséquences. Nous n'avons reçu d'aides de personnes, ni de l'école, ni du maire, ni de l'association des parents d'élèves. Léa s'est fait tabassée à coups de tête dans sa cour d'école dans l'indifférence générale et après le grand silence. Nous avons subi en prime la"violence" du silence. L'école et les parents des enfants n'ont pris aucune nouvelle de Léa dans les semaines qui ont suivi son agression. (excepté deux familles d'enfants "témoins"de son agression).
Suites aux violences aggravées subit par ma fille âgée de dix ans et demi et "tabassée"dans sa cour d'école primaire dans le petit village d' Orgerus(78). Nous avons, son père et moi, porté plainte à la gendarmerie pour Violences aggravées contre les cinq enfants agresseurs mais aussi contre la maîtresse qui a mis ma fille,seule, sous le préau après avoir été tabassée (je rappelle les faits de mon témoignage).Elle n'a pas alerté les secours bien sûr alors qu'elle avait vu et pourtant constaté la violence des coups de ses yeux..Elle ne nous a pas prévenus nous non plus, ses parents...Je reste choquée d'un tel comportement dans une institution scolaire de la part d'une maîtresse qui se doit pourtant de respecter des règles professionnelles et de protéger nos enfants, c'est inadmissible...Je retiens mes mots car la justice n'a pas encore fait son chemin.A l'heure actuelle je n'ai reçu aucune réponse de la part du tribunal de Versailles. J'aimerais pourtant me faire éclairer...La ministre de la justice m'a répondu qu'il s'agissait d'une affaire privée. Le ministre de l'éducation nationale m'a donné des numéros de téléphone d'associations (des numéros que je connaissais déjà). J'attendais une justice pour les victimes, des réponses concrètes sur le comportement de la maîtresse et surtout une aide pour ma fille pour son devenir à l'école.
Encore une fois c'est à nous de partir, c'est aux victimes de se plier à l'injustice. 
En ce qui concerne Madame la Directrice d'école qui n'avait pas trouvé mieux à dire à mon mari qu'elle ne souhaitait plus lui parler sept jours après l'agression de ma fille (c'est la solution facile pour régler le problème..) je l'avais personnellement informé que ma fille subissait des coups et du harcèlement de la part de ces enfants,j'avais donc alerté dès que ma fille m'en avait parlé (N.B:ce n'était pas la seule dans cette école à ramasser des coups; d'autres parents suite à ma réaction sont montés au créneau aussi) car il est tout à fait anormal, pour moi, de recevoir ne serait-ce qu'un seul coup dans un établissement scolaire. Rien n'avait été fait en amont pour éviter ce drame puisque malheureusement c'est arrivé. Après tout cela, elles ont malgré tout osé me dire le jour de l'agression qu'elles ne savaient pas... Mais ou sont leurs consciences professionnelles ...
Tout cela est donc bafoué... Toujours est-il que je pourrais écrire des pages sur le harcèlement scolaire et la violence à l'école car malheureusement ma fille a subi la violence morale et physique, les deux et à l'extrême...
 
Depuis son plus jeune âge je protège ma petite et je n'aurais jamais imaginé que sa vie aurait pu être en danger dans une école primaire d'un petit village et pourtant bien situé... Nous avons des stéréotypes sur les cités "c'est là-bas que ça se passe"évidemment... Mais il se trouve que là cette bien triste histoire de violence et de harcèlement scolaire s'est passé dans une cour d'école d'un petit village"coquet ".J'ajouterai régulièrement sur mon site des documents liés aux réponses des différentes instances.
Sachez que je" prends des pincettes"pour écrire tout cela car il faut peser ces mots dans ces histoires là... Au jour d'aujourd'hui, j'attends et j'espère toujours en la justice de notre pays.
Sachez aussi que suite à son agression, ma fille est profondément traumatisée, elle a depuis perdu l'envie et le plaisir de jouer...
La lecture de ce témoignage en vaut la peine et met en évidence une bien triste réalité pour les victimes de  violences scolaires qui sont oubliées voire même méprisées.
Bien à vous, chers lecteurs, chères lectrices. Vous pouvez partager sans problèmes...C'est honteux...

   


- "Se taire n'est pas la solution,se taire ne fait et ne fera qu'aggraver ce phénomène et le nourrir en quelque sorte..."
                        

 

ARTICLES DE JOURNAUX:
J'ai alerté le maire d'Orgerus immédiatement après l'agression de ma fille. Nous pensions obtenir des réactions et des interventions du maire, rapides et à la hauteur des faits mais encore une fois de plus,rien...Les orgerussiens n'ont pas été informés de la gravité de l'agression .A l'école, nous attendions des réactions aussi de l'association des parents d'élèves,pourtant informés par l'inspectrice d'académie chargée du secteur,rien non plus à ce niveau...Un article minimisant les faits bien évidemment a été écrit dans "le petit écho d'Orgerus" .Nous avons, moi et mon mari, informé le maire de notre mécontentement par rapport à cet article qui ne parle aucunement de ce qui s'est passé dans cette cour d'école ,il parle d'un jeu,"jeux de mains, jeux de vilains", la notion de VIOLENCES AGGRAVEES est inexistante...

ARTICLE DU PETIT ECHO D'ORGERUS

ARTICLE DU COURRIER DE MANTES A LA PAGE FAITS DIVERS PARU LE 05/03/2014


Au vu de la gravité des faits, j'ai alerté les médias (en surnombre figurez-vous!!!) ma détresse n'était pas entendue, j'ai malgré tout persévéré et j'ai bien fait car une journaliste du "courrier de Mantes" a enfin pris en considération mon "appel au secours" et a osé en parler... Et ce,deux mois environ après les faits(un article a été publié d'ailleurs le 05/03/2014) soit près de trois mois après l'agression de Léa le 25/11/2013.


DU HARCELEMENT A L'AGRESSION DE LEA :
Témoignage de LEA, écrit par elle même,avec ces mots sans aucun accompagnement ni aucune correction de ma part (témoignage écrit quelques jours après son agression).