Kevredigezh « E daoulagad Léa »

Voilà maman ce qu'on m'a fait:
Les deux groupes (filles et garçons) étaient concernés par les actes de harcèlement et de violence envers léa qui les subissait donc quotidiennement, en voici quelques exemples :
Ils se moquaient de son cartables"hello kity"et donnaient des coups de pieds dedans et bloquaient (avec leurs pieds) les lanières qui dépassaient pour la faire ralentir et pour lui faire mal aux bras, on lui disait :"quand est-ce que tu auras un sac à dos, t'aimes bien hello kity, mais c'est pour les bébés, aussi il se moquait de son cri quand on lui faisait mal ou qu'elle avait peur,ils imitaient son cri en l'exagérant...
L'une des filles que Léa pensait être une "bonne" copine lui donnait des coups de pieds dans son ventre en lui disant : "je te ferai cela toute ta vie..."
Léa me dit:
-"j'ai tellement entendu de gros mots qu'au bout d'un moment ça me passait par dessus la tête et les gros mots n'avaient plus aucun sens, entendre des gros mots étaient mieux que de me faire frapper..."
-"Mon manteau était déplacé, on le mettait par terre..."
-"A la récréation du midi, alors que je venais vers elle, elles se cachaient et me disaient salope tout en me tapant."
-"Aussi, on me tirait les cheveux"(d'autres garçons de sa classe)
Un jour, alors que Léa voulait leur présenter son papy et sa mamie, ils lui ont jeté de la poussière dans les yeux (j'ai assisté à cela...).
En ce qui concerne les maîtresses, Léa allait les voir mais au bout d'un moment elles avaient l'air selon ma fille "d'en avoir marre", elles sifflaient et leur faisait signe d'arrêter puis allaient vers d'autres enfants... Les garçons et les filles continuaient donc à taper...
(Pour les trois faits suivants, Léa n'était pas concernée):
Léa me dit:
            
-" Parfois même, ils prenaient certaines filles par les jambes pour les faire tomber en arrière et pour les traîner sur l'herbe".
                            
-"Ou alors un garçon prenait une fille par les deux jambes et un autre la prenait par les deux bras, ils la soulevaient et la lâchaient d'un coup tous les deux par terre pour qu'elle se fasse mal (ma fille leur en a échappé à chaque fois car elle arrivait à se débattre).
-"Les garçons faisaient des prises" comme au rugby" ils prenaient leur élan, saisissaient la fille par le bas du dos et la jetaient tout en l'écrasant avec leur poids..."
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Léa s'est confiée à moi en classe de CM1, elle me raconte alors qu' une partie de "son calvaire"(elle ne m'a jamais parlé de sa bonne copine qui lui donnait aussi des coups). Léa m'a même témoigné que"c'était la pire" elle me dit alors que les coups sont de plus en plus violents et qu'ils lui font mal car les enfants ont grandi... J' alerte aussitôt la directrice de l'école par téléphone, je lui  laisse un message sur son répondeur ou je lui expose les faits. Je n'ai pas eu de réponse orale suite à mon appel mais une réponse écrite sur le cahier de liaison de Léa ou elle me dit être occupée à régler un autre problème et qu' elle confie de ce fait la mission de régler le problème de la violence à la maîtresse de CM1. J'ai rencontré cette maîtresse à la barrière qui me fait part que les deux groupes ( garçons et  filles)"se cherchent" mutuellement, elle avait trouvé comme solution de les séparer dans la cour lors de chaque récréation...
Malgré son intervention, Léa recevait toujours des coups... (dans le rang,sous le préau,dans la cour...). Son père et moi avons donné le feu vert à Léa pour qu'elle ne se laisse plus faire étant donné que les maîtresses ne réagissaient pas à ses plaintes...Elle en est même arrivée à donner une claque à un garçon.Ma fille a toujours eu  peur d'être montrée du doigt par les harceleurs car on la traitait de rapporteuse,elle avait aussi peur d'être exclue de son groupe (comme cela s'est passé deux fois d'ailleurs ou elle s'est retrouvée seule dans la cour durant deux jours,sa maîtresse l'avait bien remarqué et était même venue la voir...).Léa était  alors dans l'attente de la décision de "la meneuse" du groupe à savoir si elle réintégrerait le groupe ou pas...Personne ne venait la voir durant cette période excepté l'un des garçons (par la suite devenu aussi l'un de ses agresseurs).Elle m' a parlé de son exclusion du groupe,elle en était d'ailleurs très malheureuse à la maison et en manifestait de l'inquiétude.Elle a même verbalisé le souhait de changer d'école à ce moment là...
La "meneuse" du groupe,quant à elle, serait peut être à l'origine de son agression le 25 novembre 2013. Des témoins ont attesté l'avoir vu aller parler aux garçons avant qu'ils s'en prennent à Léa.