ASSOCIATION "DANS LES YEUX DE LEA"

                                  KEVREDIGEZH " E DAOULAGAD LEA "

                                 

COMMENT PEUT- ON PARLER DU HARCELEMENT ET DE LA VIOLENCE EN MILIEU SCOLAIRE ?

 

Le harcèlement est similaire à un arbre qui cache la foret, c'est à dire que derrière ce mot il y a des agressions véritables, des atteintes à l'intégrité physique et mentale de la personne, une intention de nuire, du plaisir à faire mal et surtout l'idée de détruire l'autre donc s'il vous plait le mot JEU n'est plus d'actualité.
"L'agression d'un enfant est un drame, la mort d'un enfant est un cataclysme. Le harcèlement psychique est une violence sans traces physiques qui peut entraîner le suicide chez un jeune désarmé et qui reste bien souvent seul dans sa souffrance. N'oublions pas les enfants qui ne s'en sont jamais relevés." (extrait discours suite à la marche)
Les journées sur le harcèlement instituées a ce jour ne peuvent être que bénéfiques, cependant, ce n'est pas juste la mobilisation d'un jour qui va régler ce problème bien ancré et qui gangrène notre société. Il ne faut pas tomber dans les statistiques et les généralités passagères car le harcèlement ainsi que les agressions existent bel et bien dans tout établissement scolaire et malheureusement ces nombres sont en constante augmentation. Certains faits d'actualité journellement nous ramènent à cette triste réalité et nous fait prendre conscience de cette "autre" dimension de violence difficile à concevoir car ce sont des attaques organisées et préméditées.
Tant que l'on est pas touché personnellement dans son corps, dans son esprit, dans sa chair, on ne peut pas se rendre compte du degré de violence tant dans sa nature que dans son intensité. On peut essayer de la comprendre mais on reste bien souvent à coté de la réalité.
Les enfants sont le miroir de leurs parents et reflètent la vie familiale et sociétale. Ils en sont victimes quelque part et subissent entre autre l'influence de leur entourage familial qui ne leur apporte pas forcément l'essentiel, cette essence même de la vie qui est le savoir être, le savoir faire et le savoir vivre avec les autres. N'oublions pas non plus que le harcèlement continue au travail et sur internet.
L' Association a été crée pour Léa (suite à son agression) mais aussi pour les autres enfants victimes de ces violences inacceptables car :
- "Se taire n'est pas la solution,se taire ne fait et ne fera qu'aggraver ce phénomène et le nourrir en quelque sorte..Dénoncer ces faits est un devoir de simple citoyen, un acte civique et responsable. 
Extrait d'un article de journal concernant l'Association "Dans les yeux de Léa" : 
" Il faut savoir parler de ces choses" souligne Sylvie... Et d'insister " Il s'agit d'agressions, pas de jeux(...) tant qu'on emploiera le terme de jeux, cela créera une confusion dans l'esprit des enfants" poursuit-elle. Et de préciser : L'association des mots "jeu" et "dangereux" est antinomique. Jouer, c'est se faire plaisir..."
Les yeux de Léa en disent long sur ce qu'elle a vécu. Ces yeux magnifiques ont vu toute la violence de ses agresseurs... Et le fait de ne pas être reconnue victime aux yeux des maîtresses et des parents ! Tous ces coups qui ont cassé son corps et ses rêves ! C'est en croisant son regard que j'ai tout compris...(laurence et shan)
Les victimes sont seules à tous les niveaux. On défend les agresseurs, on les encadre, on les excuse. Les victimes, elles, doivent se soigner physiquement et en l'occurence pour Léa, psychologiquement pour les années à venir voire, à vie, tant le traumatisme est grand. Trois ans après les faits, nous n'avons toujours pas de réponses de quelconque institution (Education nationale, justice, politique). Personne ne prend des nouvelles de Léa et nous sommes dans l'impasse, malgré tous les discours officiels voire des médias et autres. Et moi encore, j'ai la chance d'avoir ma fille traumatisée, avec des séquelles physiques et psychologiques mais elle est vivante, ce qui n'est pas le cas d'autres enfants ! Il ne faut pas croire que ça n'arrive qu'aux autres et il ne faut pas croire surtout que ce sont les enfants roux, obèses, handicapés qui sont agressés car cela peut toucher tout le monde même les enfants doués ayant toutes leurs facultés, ils sont attaqués aussi. Ce sont des agressions volontaires et gratuites.(la maman de Léa)




Une cour d'école est grande, votre enfant peut, un jour, être témoin, auteur, complice, meneur dans un groupe mais peut aussi devenir la cible. Il est important de sensibiliser son enfant par rapport à cela. La prévention doit aussi se faire au sein même de la famille car dans une école, quand son "numéro" est tiré au sort, c'est une tragédie qui s'abat sur son enfant et sur la famille entière. Aujourd'hui, un enfant de onze ans à une maturité d'un adolescent de seize ans et à seize ans, on devient responsable de ses actes. L'enfant qui subit le harcèlement peut se culpabiliser au point de se renfermer sur lui-même et d'accepter sa situation de victime. On ira même parfois chercher chez lui parfois ce qui ne va pas. L'enfant ne peut se sortir de cet engrenage qu'est le harcèlement s'il n'est pas compris. La victime n'est pas responsable de ce qui lui arrive, elle ne doit pas se sentir punie, il faut au contraire l'entendre.
Nous avons créé l'Association "Dans les yeux de Léa" car Léa, alors âgée de dix ans et demi et scolarisée en classe de CM2, a été victime de harcèlement pendant près de trois ans. Le harcèlement qu'elle a subit a aboutit à son agression très violente, par cinq enfants de sa classe, en plein milieu de la cour, le 25 Novembre 2013 (à 10h15), à l'école élémentaire d'Orgerus (violences ayant entraîné un ITT supérieure à huit jours commises en réunion). Léa a cru vivre les derniers instants de sa vie. Les témoignages ci-après parlent d'eux-mêmes et reflètent la dure réalité du harcèlement, des violences scolaires et de leurs conséquences pour les victimes. En effet, les victimes doivent partir car Léa ne peut aller au collège de son village, du fait de la présence de ses agresseurs. Sachez qu'un second incident aussi grave s'est produit six mois après l'agression de Léa dans la même école. J'avais pourtant alerté. Entendrai-je encore que ce ne sont que des cas particuliers mais aussi entendrai-je encore qu'il s'agit que d'une rumeur ou que tout cela est exagéré ? Alors combien d'autres cas particuliers de la sorte, combien d'affaires comme celles-ci ??  Et bien souvent, les familles se taisent par peur des représailles tout simplement. Il est bien entendu que la violence scolaire n'existe pas dans toutes les institutions ; cependant certaines écoles voient le sujet s'aggraver d'année en année ce qui veut dire que les autorités de certaines écoles sont trop passives alors le mal s'amplifie. Aujourd'hui, on se bat pour Léa mais également pour les autres enfants qui n'osent pas parler et qui en arrivent à des gestes très graves. 


POUR TOUTES CES RAISONS ON SE DOIT D'AGIR !

Notre Association,dont le siège est à la mairie de Ploermel, propose aujourd'hui des actions de prévention (à titre bénévole, seuls les frais de déplacements vous sont demandés), en Bretagne principalement, avec des objectifs clairs au sein de diverses institutions (scolaires, associatives) bien sûr avec leurs accords. Les élèves sont, à l'issue de l'Intervention, les AMBASSADEURS auprès de leurs parents, amis, camarades de classe pour modifier et/ou faire modifier -au quotidien- les comportements de violence, d'agression, à l'égard d'enfants et/ou de personnes qui sont appelés à les côtoyer.

                                                                         Ploermel -  Communauté de Communes     

                                       

                  Mann dar feulster ! (non à la violence !)

                  Kevredigezh "E daoulagad Léa" (Association "Dans les yeux de Léa") 



 

Ce message s'adresse aux enfants : 


"Chaque enfant est différent, chaque enfant à une richesse en lui et est un trésor pour sa famille. Les mots ont un sens et peuvent faire très mal quand on les emploie en cherchant à blesser l'autre. Vous apprenez à l'école le sens des mots et vous savez les mots qui font mal. Vous apprenez aussi le sens de vos gestes, vous avez appris à les contrôler dès votre plus jeune âge. Alors n'abîmez pas de vos mots, de vos gestes, la personne qui est en votre camarade, ne cassez pas ses rêves, son envie de vivre et de partager aussi avec vous tout simplement et même s'il est différent de vous même..."  (Extrait de mon discours suite à la marche)
"Il y a un constat, c'est que les victimes partagent bien souvent les mêmes sentiments sur de tels faits...Nous partageons aussi cette force pour un même combat et c'est plus fort que nous..."






 

 

Nos fonctions dans l'association :
Sylvie: présidente              Laurence: vice-présidente     Shan: secrétaire / informatique                Jacqueline: trésorière     Léa: Montage / Vidéos
  
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